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Soutenances du 27-05-2026

1 soutenance à ED Mathématiques et Informatique - 1 soutenance à ED Entreprise Economie Société

Université de Bordeaux

ED Mathématiques et Informatique

  • Résolution de problèmes d'optimisation combinatoire par des méthodes hybrides combinant des techniques d'apprentissage automatique à des techniques existantes

    par Fulin YAN (IMB - Institut de Mathématiques de Bordeaux)

    Cette soutenance a lieu à 10h00 - Salle de conférences de l'IMB 351, cours de la Libération CS 10004 - Bâtiment A33 33405 Talence CEDEX

    devant le jury composé de

    • Francois CLAUTIAUX - Professeur - Université de Bordeaux - Directeur de these
    • Nicolas JOZEFOWIEZ - Professeur - Université de Lorraine - Rapporteur
    • Vincent T'KINDT - Professeur - Université de Tours - Rapporteur
    • Christine SOLNON - Professeure - INSA de Lyon - Examinateur
    • Thibault PRUNET - Maître de conférences - Université de Bordeaux - Examinateur

    Résumé

    Dans cette thèse, nous nous intéressons à des problèmes d'optimisation combinatoire pouvant être formulés comme des problèmes de flot dans des réseaux dérivés de la programmation dynamique. Nous étudions des méthodes hybrides intégrant l'apprentissage automatique pour guider des algorithmes heuristiques dans la résolution de ces problèmes. Premièrement, nous fournissons des bases techniques et une revue de la littérature sur les formulations de flot et les approches hybrides basées sur l'apprentissage automatique pour l'optimisation combinatoire. Deuxièmement, nous étudions l'utilisation de l'apprentissage automatique dans une fonction de score au sein d'un algorithme de beam search pour trouver des solutions à des problèmes de plus court chemin dans de très grands graphes acycliques soumis à de nombreuses contraintes de ressources. Troisièmement, nous étudions l'utilisation de l'apprentissage automatique pour sparsifier le graphe sous-jacent des formulations de flot permettant un calcul plus rapide de solutions de bonne qualité. Pour valider nos approches, nous présentons des résultats d'expérimentations numériques sur plusieurs problèmes et les comparons avec les mêmes méthodes sans incorporation de l'apprentissage automatique. Les résultats démontrent l'efficacité à la fois du beam search augmenté par l'apprentissage automatique et de la sparsification du graphe guidée par l'apprentissage automatique, montrant des améliorations significatives de la qualité des solutions en moyenne. Enfin, nous discutons des résultats et esquissons des perspectives d'amélioration pour les travaux futurs.

ED Entreprise Economie Société

  • les disparités de genre dans les carrières académiques : productivité, réseaux de collaboration et choix de sujets de recherche

    par Amal BOUGHNIM (BSE - Bordeaux sciences économiques)

    Cette soutenance a lieu à 9h00 - Salle des thèses Salle des thèses Campus de Pessac Avenue Léon Duguit 33600 Pessac

    devant le jury composé de

    • Pascale ROUX - Professeure des universités - Université de Bordeaux - Directeur de these
    • Reinhilde VEUGELERS - Professor - KU-Leuven, Department of Management, Strategy and Innovation - Rapporteur
    • Nicolas CARAYOL - Professeur des universités - Université de Bordeaux - CoDirecteur de these
    • Hanna HOTTENROTT - Professor - Technical University Munich (TUM), School of Management - Rapporteur
    • Emeric HENRY - Professeur des universités - Science Po Paris, Département d'économie - Examinateur
    • José DE SOUSA - Professeur des universités - Université of Paris Panthéon-Assas - Examinateur

    Résumé

    Les disparités de genre en science représentent non seulement un enjeu d'équité, mais aussi une contrainte sur la production de connaissances. Dans cette thèse, j'étudie ces disparités dans la recherche académique française à travers trois dimensions : la productivité scientifique, les réseaux de collaboration et la spécialisation thématique. Je m'appuie sur un jeu de données couvrant 93 304 universitaires et leurs publications sur 60 ans, jusqu'en 2023. Dans le premier chapitre, j'examine l'écart de genre en productivité au fil de la carrière. Les résultats révèlent une trajectoire en U : l'écart est présent dès 30 ans (~17 %), se creuse jusqu'à ~31 % à 42 ans, puis se résorbe partiellement sans disparaître. Ce schéma, robuste à travers cohortes et disciplines, reflète des dynamiques distinctes : la productivité masculine croît plus vite, se stabilise plus haut, puis décline après 50 ans, tandis que celle des femmes connaît un regain tardif. Les sciences de la vie font exception, avec un écart qui se creuse continûment. Un appariement (coarsened exact matching) montre que la sélection initiale est liée à un tiers des différences mais n'affecte pas le profil en U. L'analyse de la parentalité dans une grande université ne révèle pas de pénalité différenciée selon le genre. En revanche, les données ANR (2005–2018) montrent que les femmes ont 15 % de chances en moins de candidater, un écart 2,5 fois plus élevé en sciences de la vie. Enfin, une triple différence montre que les environnements combinant enseignement et recherche réduisent disproportionnellement la production des femmes. Dans le deuxième chapitre, j'étudie les réseaux de co-autorat. Des spécifications contrôlant progressivement pour la durée de carrière et la productivité révèlent que le désavantage apparent des femmes en taille de réseau est largement lié à la durée de carrière. Le contrôle de la productivité totale inverse l'écart : les femmes atteignant une production comparable le font avec des réseaux plus grands, plus divers et de meilleure qualité, suggérant un capital collaboratif supérieur pour atteindre la parité. L'exploitation du programme LabEx confirme ces résultats : le financement génère une expansion substantielle des réseaux féminins via de nouveaux liens hors du cluster financé, tandis que les gains masculins restent concentrés au sein du cluster. Les femmes améliorent leur position structurelle en gagnant des liens faibles de pontage, les hommes connaissant le schéma inverse. Ces résultats sont cohérents avec l'hypothèse de contraintes d'accès aux opportunités collaboratives plutôt que de préférences différenciées. Le troisième chapitre analyse l'orientation de recherche de 3 950 mathématiciens français. L'écart de genre est un écart de volume, non de qualité : 17 % d'articles en moins, mais des citations et une qualité de revues comparables. Les femmes occupent une position systématiquement différente dans le paysage mathématique, si bien que la diversité de genre est elle-même source de diversité de recherche. Leur concentration dans des sous-domaines appliqués à plus forte production masque l'écart intra-sous-domaine, qui passe de 17 % à 25 % à positionnement thématique comparable. Leur engagement extra-disciplinaire supérieur aux hommes, notamment vers les sciences de la vie et médicales où elles sont deux fois plus susceptibles de publier, compense partiellement cet écart. L'effet net du contrôle pour la spécialisation intra-disciplinaire et l'engagement interdisciplinaire est d'élargir l'écart à 27 %, signifiant que les agendas féminins constituent une source de résilience. Ces schémas varient selon la productivité initiale : les moins productives se diversifient en mathématiques, les intermédiaires s'orientent vers d'autres disciplines, les plus productives convergent vers les sous-domaines fondamentaux.