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Soutenances du 21-05-2026

1 soutenance à ED Mathématiques et Informatique - 1 soutenance à ED Sciences Chimiques - 1 soutenance à ED Droit

Université de Bordeaux

ED Mathématiques et Informatique

  • Stabilisation de systèmes décrivant le mouvement de solides rigides en interaction avec un fluide

    par Zhuo XU (IMB - Institut de Mathématiques de Bordeaux)

    Cette soutenance a lieu à 10h00 - Salle de conférence Institut de Mathématiques de Bordeaux, A33, 351 Cr de la Libération, 33400 Talence, France

    devant le jury composé de

    • Marius TUCSNAK - Professeur des universités - Université de Bordeaux - Directeur de these
    • Christophe PRIEUR - Directeur de recherche - CNRS / GIPSA-lab / Université Grenoble Alpes - Rapporteur
    • Amina MECHERBET - Maîtresse de conférences - Université Paris Cité / IMJ-PRG - Examinateur
    • Ping LIN - Professeure des universités - School of Mathematics and Statistics, Northeast Normal University - Examinateur
    • Sylvain ERVEDOZA - Directeur de recherche - Institut de Mathématiques de Bordeaux (CNRS / Université de Bordeaux) - Examinateur
    • Takéo TAKAHASHI - Directeur de recherche - Inria Nancy – Grand Est / Institut Élie Cartan de Lorraine - Examinateur

    Résumé

    Cette thèse est consacrée à l'analyse et au contrôle de systèmes décrivant le mouvement de corps rigides dans un fluide. La principale difficulté mathématique réside dans la présence d'interfaces mobiles : le domaine occupé par le fluide dépend du mouvement inconnu du solide et doit donc être déterminé comme partie intégrante de la solution. Les modèles considérés se répartissent en deux classes : les systèmes avec corps flottants, dans lesquels le solide interagit avec la surface libre du fluide, et les systèmes avec corps immergés, dans lesquels le solide est entièrement entouré par le fluide. La première partie est consacrée à un système linéarisé d'interaction fluide--structure décrivant le couplage entre un écoulement visqueux en eaux peu profondes dans un domaine non borné et le mouvement vertical d'un corps flottant. Nous montrons que ce système couplé est bien posé dans un espace de Hilbert approprié. Nous considérons ensuite le problème de contrôle linéaire--quadratique à horizon infini associé. Bien que le caractère non borné du domaine spatial exclue la stabilité exponentielle du semi-groupe non contrôlé, nous établissons le caractère bien posé du système de contrôle et obtenons une caractérisation du contrôle optimal par retour d'état de type Riccati, en nous appuyant sur la théorie LQR pour les systèmes fortement stables. Dans la deuxième partie, nous étudions un système bidimensionnel d'interaction fluide--corps rigide dans lequel un disque rigide se déplace à l'intérieur d'une cavité circulaire remplie d'un fluide visqueux incompressible. La dynamique couplée est gouvernée par les équations de Navier--Stokes incompressibles et la deuxième loi de Newton. Nous prouvons qu'aucun contact entre le disque intérieur et la frontière extérieure ne peut se produire en temps fini, sans imposer a priori d'hypothèse de verticalité sur la trajectoire du disque intérieur. Il en résulte l'existence globale et l'unicité de solutions fortes. La troisième partie est consacrée à un modèle unidimensionnel fluide--particule, qui constitue un système à frontière libre réduit conservant les caractéristiques essentielles des modèles d'interaction fluide--solide visqueux. Nous proposons une loi de feedback proportionnel agissant sur la particule et nous montrons que le système correspondant en boucle fermé est bien posé, globalement en temps. De plus, nous établissons que ce feedback assure la stabilisation exponentielle globale de la particule vers toute position d'équilibre prescrite à l'intérieur du domaine fluide. Un ingrédient essentiel de l'analyse est l'existence d'une borne inférieure strictement positive pour la distance entre la particule et la frontière, ce qui exclut tout contact et garantit un contrôle global en temps de l'interface mobile. Enfin, nous établissons un résultat de robustesse, au sens d'une propriété de type stabilité entrée--état ( input-to-state stability, ISS), ce qui permet de quantifier l'effet de perturbations extérieures sur le système.

ED Sciences Chimiques

  • Formulation injectable à action prolongée à base de polypeptides pour la libération prolongée de peptides thérapeutiques

    par Valentin MAROT (Laboratoire de Chimie des Polymères Organiques)

    Cette soutenance a lieu à 14h00 - PA-01 ENSMAC 16, Av. Pey Berland, 33600 Pessac, France

    devant le jury composé de

    • Sébastien LECOMMANDOUX - Professeur des universités - Université de Bordeaux - Directeur de these
    • Colin BONDUELLE - Directeur de recherche - LCPO, CNRS/Université de Bordeaux/Bordeaux INP - CoDirecteur de these
    • Jean-Paul CHAPEL - Directeur de recherche - CRPP - Examinateur
    • Gaëlle LE FER - Chargée de recherche - Unité Matériaux et Transformations CNRS UMR 8207 - Université de Lille - Examinateur
    • Juergen SIEPMANN - Professeur des universités - Université de Lille - Examinateur
    • Tjasa VRLINIC - Experte - MedinCell - Examinateur
    • Benjamin NOTTELET - Professeur des universités - Département des Polymères pour la santé et les Biomatériaux – PHBM Institut de Biomolécules Max Mousseron (IBMM) CNRS UMR 5247 - Rapporteur
    • Tina VERMONDEN - Professeure des universités - Utrecht University-Pharmaceutics - Rapporteur

    Résumé

    Les polymères à base de polypeptides sont particulièrement intéressants en raison de leur biocompatibilité, de leur biodégradabilité et de leur capacité à présenter des structures secondaires uniques. La polymérisation par ouverture de cycle (ROP) des N-carboxyanhydrides (NCA) est couramment utilisée pour synthétiser à grande échelle ces polymères bioinspirés. En effet, ces poly(acides aminés) (PAA) constituent une plateforme polyvalente pour la conception de biomatériaux innovants, grâce à une large gamme de NCA dérivés d'acides aminés naturels et non naturels. Ce travail de doctorat vise à développer un dépôt à formation in situ (ISFD) à base de polypeptides destiné à être utilisé comme formulation injectable à action prolongée (LAI) pour la libération prolongée d'un peptide thérapeutique modèle. Des copolymères à base de polypeptides ont été conçus et synthétisés de manière rationnelle, et leurs formulations ont été systématiquement étudiées afin de rationaliser la relation entre la structure du polymère et le comportement de libération in vitro. Les formulations ISFD les plus prometteuses ont été évaluées dans le cadre d'une étude pharmacocinétique in vivo chez le rat. Enfin, des hydrogels injectables à base de polypeptides ont également été proposés comme une alternative sans solvant aux formulations LAI.

ED Droit

  • Nouvelle approche sur le principe de primauté du droit de l'Union européenne au regard de la suprématie américaine

    par Véronique SPINOSI-LASCAUT (CENTRE DE RECHERCHES ET DE DOCUMENTATION EUROPÉENNES ET INTERNATIONALES)

    Cette soutenance a lieu à 14h00 - Amphithéâtre Gérard Aubin Institut Droit et Économie de Périgueux Université de Bordeaux CS 21201 Rond point Suzanne Noël 24019 Périgueux Cedex

    devant le jury composé de

    • Marie-France VERDIER - Maîtresse de conférences - Université de Bordeaux - Directeur de these
    • Francette FINES - Professeure - Sciences Po Toulouse - Rapporteur
    • Olivier DUBOS - Professeur des universités - Université de Bordeaux - Examinateur
    • Hiam MOUANNÈS - Maîtresse de conférences - Université Toulouse Capitole - Rapporteur

    Résumé

    La Cour de justice de l'Union européenne et la Cour suprême des États-Unis ayant pour mission de veiller à la bonne application des textes qui les ont créées, cette constatation interroge sur le fait de savoir si ces juridictions parviennent à maintenir le droit de l'Union européenne et le droit américain à la place prépondérante qui leur est due. La primauté est à l'Union européenne ce que la suprématie est aux États-Unis et s'il fallait attribuer une place à ces principes, ce serait celle prééminente puisque, sans eux, le droit de l'Union et le droit américain ne pourraient pas s'imposer au sein des États membres et des États fédérés. Pour autant, leur façon d'y parvenir diffère car dans les domaines qui leur sont dévolus, les Etats membres de l'Union européenne restent fidèles à leur image tout en respectant l'esprit communautaire, alors que les Etats fédérés américains sont soumis à la seule volonté de l'Etat fédéral. La primauté s'applique lorsque le droit de l'Union entre en conflit avec le droit national car, dans les domaines dévolus à l'Union européenne par les traités, le premier doit s'appliquer au détriment du second. En revanche, la suprématie impose le droit américain dans les domaines où seul l'État fédéral est autorisé à intervenir par la Constitution américaine, si bien qu'aucun État fédéré ne peut s'octroyer le droit de légiférer à sa place. Même si ces principes ne paraissent pas avoir la même puissance en raison de leur origine, ils sont le gage de la capacité de l'Union européenne et des États-Unis à gérer respectivement ce qui est commun aux États membres et aux États fédérés. Deux juridictions permettent d'atteindre cet objectif, la Cour de justice de l'Union européenne et la Cour suprême des États-Unis, même si ce n'est pas de façon absolue en son sens générique, puisqu'elles doivent composer avec la sécurité juridique devant être assurée au sein des États membres et des États fédérés. Leur rôle va être d'assurer la protection de la primauté et de la suprématie et, en ce sens, elles ont toutes les deux le droit suprême du dernier mot. Cette prérogative va alors permettre aux deux juridictions d'appliquer leur principe comme elles l'apprécient au regard du droit dont elles assurent le respect. Par conséquent, la primauté et la suprématie sont relatives par la seule volonté de l'une et l'autre juridiction, ce qui nécessite l'absoluité de la primauté et de la suprématie liée à elles en tant que décideurs. Cependant, les deux juridictions ne parviennent pas à ce résultat par des procédures identiques et tout l'intérêt de cette différence démontre qu'il n'est nul besoin d'être un État fédéral pour se voir reconnaître la puissance qui en découle. Il est vrai que le fédéralisme permet à la Cour suprême des États-Unis d'imposer sa vision de la suprématie avec plus d'atouts entre les mains. Pour autant, même en l'absence de cet avantage, la Cour de justice de l'Union européenne parvient à faire de même pour la primauté, en usant à la fois de diplomatie et de détermination. Ainsi, il faut retenir le rôle essentiel du renvoi préjudiciel et l'articulation de la primauté avec l'identité constitutionnelle des États membres. Mais face à l'attitude de ces derniers, la Cour de justice réagit avec l'interdiction du contrôle ultra vires et les sanctions européennes. Pour autant, cette dernière est à la fois diplomate et implacable puisqu'elle tient compte de la situation de l'État membre sollicité tout en motivant sa décision avec inflexibilité dans l'objectif de ne pas être contredite. En revanche, cette diplomatie est inutile pour la Cour suprême car, en vertu de la reconnaissance constitutionnelle de la suprématie, elle n'a pas à la légitimer auprès des États fédérés, ce qui lui permet de maintenir le droit américain à la place que la Constitution lui reconnaît de façon incontestable.