ED Droit
LE GROUPE DE SOCIÉTÉS EN DROIT DU TRAVAIL : ÉTUDE COMPARATIVE DES DROITS FRANÇAIS ET VIETNAMIEN
par Tuan Kiet NGUYEN (COMPTRASEC - Centre de Droit Comparé de Travail et de la Sécurité Sociale)
Cette soutenance a lieu à 14h00 - Salle des thèses de la Faculté de droit de l'Université de Bordeaux Salle des thèses de la Faculté de droit de l'Université de Bordeaux Bâtiment C, Travée C1 16 avenue Léon Duguit 33608 Pessac Cedex
devant le jury composé de
- GILLES AUZERO - Professeur - Université de Bordeaux - Directeur de these
- Jean-Christophe PAGNUCCO - Professeur - Université de Caen - Rapporteur
- Lucas BENTO DE CARVALHO - Professeur - Université de Montpellier - Rapporteur
- Sébastien TOURNAUX - Professeur - Université de Bordeaux - Examinateur
- Ngoc Dien NGUYEN - Professeur - Université d'Économie et de Droit, université membre de l'Université nationale du Vietnam – Ho Chi Minh-Ville - Examinateur
Les relations de travail au sein des groupes de sociétés présentent une complexité inhérente : d'un point de vue économique, le groupe constitue une entité unifiée, tandis que sur le plan juridique, il est dépourvu de personnalité morale propre, se composant d'un ensemble de personnes morales juridiquement autonomes. Cette dissociation structurelle favorise les pratiques abusives de la société mère, susceptibles de porter atteinte aux droits des travailleurs. En droit comparé, le système vietnamien demeure lacunaire, alors que le droit français a su développer une pluralité de mécanismes protecteurs. Toutefois, la protection individuelle ne saurait suffire : face aux bouleversements induits par les transitions écologique et numérique, il devient indispensable de garantir une protection collective des salariés. À cet égard, l'accord de groupe apparaît comme un instrument privilégié d'une transition juste, dans la mesure où il permet à la fois d'assurer la cohérence de la gouvernance du groupe et de prévenir l'exclusion des travailleurs. Il reflète, en cela, une philosophie législative contemporaine visant à promouvoir des pratiques de conduite responsable des affaires et fondée sur la recherche d'un équilibre entre protection de la personne et adaptabilité économique.
ED Sciences et environnements
Variabilité des vents du nord-ouest au cours de la transition du Pléistocène moyen (~1,2–0,65 million d'années), une transition cruciale conduisant à une augmentation progressive du volume global des glaces
par Xiaowen QUAN (Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux)
Cette soutenance a lieu à 14h00 - Univers (salles 021 et 022) Bâtiment B18N, Laboratoire EPOC, Allée Geoffroy Saint Hilaire, 33615 Pessac Cedex
devant le jury composé de
- Qiuzhen YIN - Professeure - Catholic University of Louvain - Examinateur
- Amaelle LANDAIS - Directrice de recherche - CNRS, LSCE - Univ. Paris-Saclay - Examinateur
- Youbin SUN - Full professor - University of Chinese Academy of Sciences - Rapporteur
- Timme H. DONDERS - Associate Professor - Utrecht University - Rapporteur
- Stephen BARKER - Full professor - Cardiff University - Rapporteur
- Maria SANCHEZ GONI - Professeure - Université de Bordeaux - Directeur de these
La transition du Pléistocène moyen (MPT, ~1200–650 ka) correspond à une réorganisation majeure du système climatique quaternaire, marquée par le passage de cycles glaciaires de 41 kyr à des cycles d'environ 100 kyr, sans modification notable des périodicités orbitales. Les mécanismes à l'origine de cette transition restent débattus, notamment les rôles du forçage de l'insolation, de la dynamique des calottes glaciaires et de la circulation atmosphérique. Cette étude examine la variabilité des vents d'ouest de l'Atlantique Nord à des échelles orbitales et millénaires à partir d'un enregistrement pollinique marin profond à haute résolution de la marge ibérique sud-ouest, afin de mieux comprendre l'émergence des cycles de 100 kyr. À l'échelle orbitale, trois phases de végétation sont identifiées, liées à l'amplitude de l'insolation estivale et aux conditions des calottes glaciaires. Durant la phase initiale (~1200–930 ka, Marine Isotope Stage (MIS) 35–25), une forêt méditerranéenne développée reflète des précipitations accrues en Ibérie, associées à une forte amplitude de la précession et à un déplacement vers le nord des vents d'ouest lors des minima d'insolation, favorisant l'accumulation de glace. Les forts maxima d'insolation de cette phase conduisent à la fonte de la glace limitant sa croissance. La phase intermédiaire (~930–790 ka, MIS 24–20) se caractérise par une contraction de la forêt méditerranéenne, liée à une diminution de l'amplitude de l'insolation, à un refroidissement et à un déplacement vers le sud des vents d'ouest, limitant les précipitations. Combinée à l'érosion du régolithe, cette situation favorise l'expansion des calottes glaciaires et des conditions arides, avec le développement de végétations semi-désertiques. Lors de la phase tardive (790–668 ka, MIS 19–17), l'augmentation de l'amplitude de l'insolation entraîne une expansion de la forêt méditerranéenne et un déplacement vers le nord des vents d'ouest, renforçant le transport d'humidité et contribuant probablement à l'établissement des cycles de 100 kyr. À l'échelle millénaire, une variabilité climatique persistante est observée tout au long de la MPT, avec sa fréquence et son amplitude dépendant des phases. Le signal pollinique présente moins d'événements mais des amplitudes plus fortes que les enregistrements globaux, suggérant des influences régionales, de la sensibilité des traceurs et d'effets de tampon écologique. Les fortes amplitudes de la phase initiale, MIS 35-25, sont liées au forçage de la précession modulé par l'excentricité. Durant la phase intermédiaire, MIS 24-20, les amplitudes diminuent fortement, en lien avec l'expansion des calottes et les apports de débris glaciaires, traduisant un contrôle accru des glaces et un affaiblissement de la variabilité hydroclimatique. Les amplitudes augmentent de nouveau durant la phase tardive, MIS 19-17, avec un événement marqué au MIS 18, probablement lié à des interactions non linéaires entre forçages orbitaux et millénaires. Ainsi, l'amplitude de l'insolation module la position des vents d'ouest à l'échelle orbitale, tandis que leur variabilité millénaire évolue d'un régime dominé par le forçage orbital vers un contrôle des calottes glaciaires, puis vers un régime couplé non linéaire. Ces processus contribuent à l'évolution du volume de glace et à l'émergence progressive des cycles glaciaires de 100 kyr.
ED Sociétés, Politique, Santé Publique
Entraînement cognitif par neurofeedback-EEG au service de la performance des athlètes : une approche interdisciplinaire centrée utilisateur
par Margaux IZAC (Bordeaux Population Health Research Center)
Cette soutenance a lieu à 15h00 - Amphi BBS, Bâtiment Bordeaux Biologie Santé, 2 Rue Dr Hoffmann Martinot, 33000 Bordeaux
devant le jury composé de
- Bernard N'KAOUA - Professeur des universités - Université de Bordeaux - Directeur de these
- David AMARANTINI - Professeur des universités - Université Toulouse III Paul Sabatier - Rapporteur
- Raphaëlle N. ROY - Professeure des universités - ISAE-SUPAERO - Rapporteur
- Franck DI RIENZO - Maître de conférences - Université Claude Bernard Lyon 1 - Examinateur
- Aymeric GUILLOT - Professeur des universités - Université Claude Bernard Lyon 1 - Examinateur
- Camille JEUNET-KELWAY - Chargée de recherche - CNRS - CoDirecteur de these
L'imagerie motrice (IM), définie comme la représentation mentale d'une action sans exécution physique, constitue un outil central de la préparation des athlètes de haut niveau. De nombreux résultats démontrent son intérêt pour améliorer des composantes attentionnelles, affectives et motrices de la performance. Toutefois, contrairement à l'exécution physique, l'IM ne s'accompagne pas de retours sensoriels et proprioceptifs perceptibles. Cette absence de retour objectif limite la capacité des athlètes à évaluer l'efficacité de leurs stratégies mentales et à suivre leur progression. Le neurofeedback (NF) électroencéphalographique permet l'enregistrement et la restitution de marqueurs neurophysiologiques associés à l'IM. Ainsi, le NF permet de palier l'une des principales limites de l'IM en fournissant à l'athlète un retour en temps réel sur la régulation de ses activités cérébrales. Malgré des résultats encourageants dans le domaine sportif, le NF demeure peu intégré aux routines d'entraînement. L'hétérogénéité des protocoles NF et la variabilité inter- et intra-individuelle des effets compliquent l'interprétation des données et empêchent de conclure de façon robuste quant à son efficacité. L'objectif principal de cette thèse est d'identifier les paramètres des interventions NF associés à des gains de performance optimaux et d'examiner comment les caractéristiques individuelles des athlètes (traits de personnalité, âge, expertise et pratique sportive) peuvent orienter leur sélection. Nous faisons l'hypothèse que la pertinence des marqueurs neurophysiologiques, ainsi que le contenu du feedback, les instructions et la durée des sessions, devraient être adaptés au profil des athlètes, notamment à leur niveau d'expertise sportive. Ce travail s'articule autour de trois objectifs complémentaires : 1) Identifier les paramètres NF les plus fréquemment employés et ceux associés à des améliorations de performance dans la littérature sportive. 2) Examiner comment les profils individuels d'athlètes influencent les pratiques d'IM, l'intérêt pour le NF et les préférences en matière de design. 3) Déterminer si l'IM induit des modulations cérébrales distinctes chez les novices et les experts, afin de mieux guider la sélection des marqueurs neurophysiologiques dans des interventions NF à vocation d'amélioration de la performance sportive. En proposant une approche intégrative et centrée sur l'utilisateur, cette thèse contribue à clarifier les mécanismes sous-jacents aux gains attribués au NF et à formuler des recommandations en faveur de protocoles personnalisés, adaptés aux profils et aux besoins des athlètes.