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Soutenances du 02-06-2026

1 soutenance à ED Sciences Chimiques - 1 soutenance à ED Sciences et environnements

Université de Bordeaux

ED Sciences Chimiques

  • Séchage d'émulsions d'huile de silicone sur substrats absorbants

    par Allan SALEM (Centre de Recherche Paul Pascal)

    Cette soutenance a lieu à 14h00 - Amphithéatre 100 4 Allée Emile Monso, Campus INP - ENSIACET, 31400 Toulouse

    devant le jury composé de

    • Véronique SCHMITT - Directrice de recherche - Université de Bordeaux - Directeur de these
    • Camille DUPRAT - Directrice de recherche - Ecole polytechnique - Rapporteur
    • Kevin ROGER - Chargé de recherche - Université de Toulouse, INP Toulouse - CoDirecteur de these
    • Lorène CHAMPOUGNY - Chargée de recherche - Université de Toulouse, INP Toulouse - Examinateur
    • Isabelle CAPRON - Directrice de recherche - INRAE - Rapporteur
    • Laurence TALINI - Directrice de recherche - CNRS - Examinateur

    Résumé

    Le but de ce travail est de déterminer les mécanismes de séchage et de déstabilisation d'émulsions d'huile de silicone déposées sur du papier. Le système étudié est composé d'eau, d'huile de silicone et de polymère ou de tensioactif. L'objectif est d'étudier comme une collection de gouttes en contact avec du papier, un substrat poreux qui peut absorber de l'eau et de l'huile et dont les fibres se gonflent d'eau, mène à la formation d'un film d'huile de silicone plus ou moins continu à sa surface. Pour ce faire, les travaux débute par la formulation des émulsions directes stabilisées par du tensioactif ou du polymère puis par l'étude de la stabilité dans différentes conditions. Ensuite, le mouillage et l'imbibition des différents fluides comme l'eau, les solutions de tensioactif et l'huile, sont mesurés afin de trouver les chemins de pénétration dans la matrice poreuse du papier. Enfin, le microscope confocal Raman, un outil spectroscopique puissant et versatile, permet de sonder la composition chimique à la surface et dans l'épaisseur du papier. Il permet, durant le séchage de l'émulsion, de récupérer la quantité d'eau présente dans les fibres et la composition de la couche mince fluide à l'interface air/eau. Pour finir, la morphologie du film final d'huile de silicone, cette fois réticulé, est étudiée avec le même dispositif expérimental. La surface et la première dizaine de micromètres du papier sont sondées afin d'extraire la quantité d'huile et de cellulose par unité de volume. Le film est ensuite reconstitué en 3D par compilation des volumes.

ED Sciences et environnements

  • Des insectes sous le sable : reconstruction des activités anthropiques et des paléoenvironnements du littoral aquitain via l'approche archéoentomologique, du Néolithique à l'Antiquité (L'Amélie, Soulac-sur-Mer, Gironde).

    par Lisa RICHELMI (De la Préhistoire à l'Actuel : Culture, Environnement, Anthropologie)

    Cette soutenance a lieu à 14h00 - Amphithéâtre du bâtiment B6 Avenue des Facultés, 33600 Pessac

    devant le jury composé de

    • Jean-Bernard HUCHET - Ingénieur de recherche - Université de Bordeaux - Directeur de these
    • Philippe PONEL - Directeur de recherche émérite - Université Aix-Marseille - Rapporteur
    • Allison BAIN - Professeure - Université Laval - Rapporteur
    • Christine COUTURE-VESCHAMBRE - Professeure - Université de Bordeaux - Examinateur
    • Frédérique EYNAUD - Maîtresse de conférences - Université de Bordeaux - Examinateur
    • Olivier MONTREUIL - Maître de conférences - Muséum national d'Histoire naturelle - Examinateur
    • Jean-Denis VIGNE - Directeur de recherche émérite - Muséum national d'Histoire naturelle - Examinateur

    Résumé

    Sur la côte atlantique française, le site de l'Amélie (Soulac-sur-Mer) présente, sur deux kilomètres, un linéaire continu de vestiges archéologiques, menacés par l'érosion rapide et le recul du trait de côte. L'analyse de près de 200 litres de sédiments provenant de neuf structures archéologiques et de deux contextes environnementaux, datés du Néolithique moyen (4 000 ans av. J.-C.) à l'Antiquité tardive (VIIème siècle), a révélé la présence de milliers de vestiges d'insectes, remarquablement bien préservés dans les sédiments anaérobies humides. Par leur étroite spécialisation écologique et leur grande diversité, les 250 espèces d'insectes identifiées ont permis de documenter avec précision les paléoenvironnements et les activités humaines passées. Les multiples groupes écologiques et fonctionnels auxquels ils appartiennent mettent en évidence une mosaïque d'habitats, dominée par les prairies et pâturages et caractérisée par la présence de nombreuses sources d'eau. Les plus anciennes périodes d'occupation se distinguent par un nombre important d'espèces forestières, attestant de la persistance du couvert arboré. À l'inverse, les contextes ultérieurs ont livré une faune de milieux ouverts, indiquant un défrichement qui a débuté dès le Néolithique. Pour la première fois en France, il est possible de reconstituer l'évolution du couvert forestier sur plusieurs millénaires et de mettre en exergue les effets de la déforestation sur l'entomofaune locale dans une perspective diachronique. Les proportions de coléoptères associés aux déjections indiquent une densité d'animaux au pâturage remarquablement élevée dès le Néolithique. Une telle approche n'avait jusqu'à lors été conduite qu'en Grande-Bretagne, où des concentrations aussi importantes ne sont attestées qu'à partir de l'âge du Bronze. Le nombre d'animaux a fluctué au fil du temps et la distribution des troupeaux était contrainte à la fois par la disponibilité en pâturages et la salinité des points d'eau. L'évolution de l'entomofaune coprophage montre la raréfaction, voire la disparition de certaines espèces, illustrant l'impact de l'anthropisation et des changements climatiques sur la biodiversité d'insectes. Plusieurs structures archéologiques s'avèrent avoir eu des fonctions différentes (exploitation du sel, puits, stockage), révélées par leurs assemblages d'insectes spécialisés. Les processus de néolithisation sont abordés finement, incluant l'expansion massive des pâturages avec le remplacement des taxons forestiers par une faune typique des paysages agricoles, mais également le développement de réseaux d'échanges à longue distance, attesté par la présence de coléoptères allochtones. Cette thèse propose une méthodologie novatrice pour l'étude des vestiges d'insectes, adaptée aux milieux intertidaux. L'utilisation d'outils statistiques et l'intégration de techniques spectrométriques constituent une approche résolument inédite et interdisciplinaire.